Partager l'article ! LA VIE DES AUTRES ("Der Leben des Anderes", de Florian Henckel von Donnersmarck -mars2007-): Plus d'infos sur ce film Avant-goût & ...
Avant-goût ça commence comme un film à suspense despionnage mais ça continue sur le ton du sentimental et du ressenti.
Pitch Allemagne de lEst. 1984. Le dernier intellectuel hors datteinte de la police politique communiste, la Stasi, devient le centre dune nouvelle enquête. Son appartement est placé sur écoute ainsi que son téléphone, son travail décrivain et sa vie sentimentale sont mis à nu aux yeux et aux oreilles de Gerd Wiesler, agent de la Stasi. Lenquête est demandée en sous-main par le ministre de la Culture Bruno Hempf, qui lorgne depuis longtemps sur la compagne de lécrivain Georg Dreyman, la célèbre comédienne Christa-Maria Sieland. Lagent Wiesler est au départ sérieusement daccord pour que cet écrivain soit enfin placé sur écoute. Mais il sattendrira pour ce couple au fil de ses écoutes quotidiennes, considérant petit à petit que ces artistes ne sont pas des gens comme les « autres ». De 1984 à laprès chute du mur de Berlin, ce microcosme dun couple dartistes, dun agent espion de la Stasi, de son supérieur et dun ministre, créé artificiellement par une Stasi surpuissante mais future relique de la guerre froide
...va réellement bouleverser leur vie
Avis le style de mise en scène et la force du scénario laissent beaucoup de place au ressenti. La réalisation est dans ce sens suffisamment sobre pour laisser place aux superbes numéros dacteurs de deux interprètes : Sebastian Koch (interprète lécrivain espionné et mis sur écoute) et Ulrich Mühe (incarne lagent de la St - asi chargé despionner nuit et jour lécrivain). Cette lourde machine scénaristique, ambitieuse, peine un peu dans les vingt premières minutes
mais quand elle est lancée elle devient inarrêtable. On est progressivement happé par lintrigue. Lévolution du personnage espion de la Stasi est lente mais tellement opportune que lon croit dur comme fer à ses nouvelles bonnes intentions.
Et à travers ce personnage on croit faire tomber à nous seuls, spectateurs, le mur de Berlin et lensemble des fantasmagories et réalités glaciales qui avaient été son essence. Le personnage de lécrivain est-allemand est lui aussi très captivant, car très bien interprété par Sebastian Koch. Ce qui donne un film allemand très puissant dans son humilité, qui montre que le cinéma allemand continue sur la lancée de Good Bye Lenin pour exporter à létranger avec force des univers cinématographiques au sein desquels les allemands eux-mêmes passent sous la coupe de lauto-critique. Cest humble, cest sincère, cest larmoyant, cest émouvant, cest parfaitement réussi de bout en bout. On peut pardonner la maigreur des 20 premières minutes quand on a vu tout ce qui va suivre, avec notamment un double dénouement final, dont le second et dernier vient finir dachever le spectateur sous langle de lespoir, du pardon, de la reconnaissance
de lhumilité. Tout est humble dans ce film, du fond à la forme, des interprètes au metteur en scène, pour faire de la Vie des autres (Der Leben des Anderes en titre original) un film à ne pas rater. Le seul bémol, car il en faut un quand quelquun comme moi vous promet dêtre toujours critique, est cette légère froideur dans le montage ainsi que dans certaines interprétations des personnages. Car si le scénario avait prévu beaucoup de choses chirurgicalement, avec une réussite sans failles dans le déroulement de lintrigue, certaines scènes chocs, certains moments dramatiques nont pas réussi pour autant à me tirer les larmes à lil.
Dommage quil y ait cette froideur et trop de calcul dans le cinéma allemand, même si certains de leurs bijoux cinématographiques, comme celui-ci et Good Bye Lenin, ont les qualités nécessaires pour gommer ces deux défauts. Des bijoux de cinéma qui ne peuvent que très bien sexporter dans toute lEurope. Car lAllemagne nest pas la MittelEuropa pour rien
ce qui la préoccupe, préoccupe lEurope ! Personnellement jai adoré le plan séquence où lécrivain devenu célèbre après la chute du mur voit lancien agent de la Stasi qui lespionnait être devenu un modeste livreur de courrier. Car la caméra de Donnersmarck a su illustrer le passage dun ancien monde vers un nouveau dans lequel les agents de létat ne sont plus en haut de la hiérarchie sociale
A voir en VO pour accéder à une autre dimension.
Jeu dacteurs
Sebastian Koch (gauche photo) :):):):)

Ulrich Mühe :):):):)

Hans-Uwe Bauer :):):(:(
Thomas Thieme :):):(:(
Martina Gedeck (droite photo) :):):(:(
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