Mardi 14 juin 2 14 /06 /Juin 01:17

 

 

De nouvelles têtes, de nouveaux artistes pour un bal d'effets spéciaux en veux-tu en voilà : les recettes des X-Men survivent remarquablement bien, même quand il s'agit d'un projet commercial. Un prequel c'est pas nouveau. Ce qui est nouveau c'est qu'une série aussi longue survive si bien !

 

 

 

Pitch

 

Avant que les mutants n’aient révélé leur existence au monde, et avant que Charles Xavier et Erik Lehnsherr ne deviennent le Professeur X et Magneto, ils n’étaient encore que deux jeunes hommes découvrant leurs pouvoirs pour la première fois. Avant de devenir les pires ennemis, ils étaient encore amis, et travaillaient avec d’autres mutants pour empêcher la destruction du monde, l’Armageddon. Au cours de cette opération, le conflit naissant entre les deux hommes s’accentua, et la guerre éternelle entre la Confrérie de Magneto et les X-Men du Professeur X éclata…
X-Men : le commencement nous entraîne aux origines de la saga X-Men, révélant une histoire secrète autour des événements majeurs du XXe siècle.

 

 

 

 

January Jones et Kevin Bacon. Twentieth Century Fox France Par rapport aux Pirates des Caraïbes, les X-Men ont l'avantage de la durée. Encore. Par rapport aux Fast & furious, les X-Men ont l'avantage d'un public plus large, moins ciblé. Les arguments ne manquent pour donner à considérer les suites et re-suites de X-Men comme autant de réussites exemplaires. Kevin Bacon débarque avec sa tronche dans ce nouvel opus. Un opus qui bien que venant après un certain « Origins : Wolverine », relate les ...origines de ces personnages phares que Cérébro et Magneto.

 

Lucas Till. Twentieth Century Fox France Les autres stars de ce marvel comics, sont dans ce film, disons le tout net, assez transparents dans leurs interprétations. La priorité pour ces personnages secondaires étaient plutôt leurs pouvoirs : le coeur des X-Mens que ces pouvoirs faisant d'eux des mutants. Parmi les nouveaux pouvoirs adaptés une énième fois au cinéma, et tirés des marvel comics -ces fameuses bandes dessinées vendues en kiosque aux States des Etats-Unis pendant la guerre froide- certains restent encore bien pâles. Un phénomène constaté déjà dans les opus ayant voulu donné un soupçon réussi de suite ou d'explications périphériques après que le dernier opus de la trilogie initiale soit sorti. Des pouvoirs qui pour certains, font un peu peine à voir, dans ce X-Men Le commencement. Les mains à la place des pieds, c'est super ! Ou encore se cristalliser c'est super pratique quand en face on a de quoi briser tout ça !

 

James McAvoy. Twentieth Century Fox France X-men Le commencement ne souffre d'aucune contestations possibles quant à son utilité. Expliquer les origines des deux piliers de la saga Magnéto, Cérébro, est nécessaire puisque les BD originales sont devenues chères. Pour 8 euros, c'est très bien aussi de pouvoir en prendre plein la vue sans avoir à se demander dans le même temps : « mais où est le scénario, l'histoire ? ». On a un nouveau nom sur lequel bâtir peut-être le prochain personnage de James Bond : Michael Fassbender.

 

Michael Fassbender & James McAvoy. Twentieth Century Fox France Après sa remarquable interprétation polyglotte dans une brasserie aux allures de « grotte à nazis », dans Inglorious Basterds, les grosses productions semblent volontaires pour engager la « révélation » de Hunger (2008) : Michael Fassbender est décidément lancé, il ne tient qu'à vous de constater son agenda overbooké : un David Cronenberg ! Un Steven Soderbergh ! Un Jim Jarmush ! Un Joel Schumacher ! Un Ridley Scott ! Avant d'incarner l'agent 007 à l'écran, il a encore des commandes à honorer. Attention ceci est une rumeur que j'ai décidé de faire courir dès à présent, parce que je ne vois par pourquoi le BRITISH Matthew Vaughn, après avoir dit ce qu'il pensait de Daniel Craig dans Layer Cake, ne ferait pas de même avec Michael Fassbender !

 

Michael Fassbender. Twentieth Century Fox France X-Men Le Commencement a le don de bien commencer. Les « origines des origines » s'installent sur la corde sensible des camps de concentration nazis. Les pouvoirs mutants sont comme qui diraient chassés par certains nazis, pour les analyser et les développer. Une fantasmagorie indéniablement fascinante et répulsive à la fois. Telle est l'entrée de la saga cinématographique décidée : la borne de la Seconde guerre mondiale. En général, ce genre d'entrée en matière sait capter toute l'attention.

 

 

 



Par keruit - Publié dans : animation/comics
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Jeudi 26 mai 4 26 /05 /Mai 12:19


Le corps de mon ennemi - 1976 par mariodelpais

Marie-France Pisier est un délice. Belmondo fait un étalage d'interprétations. Henri Verneuil ose un montage audacieux. Le Corps de mon ennemi n'a eu effectivement nul besoin de la présence de Bernard Blier pour réussir. Et pourtant, il est là et bien là, il apparaît doucement mais sûrement. Alors... bon ? Ou très bon ce film ?


   Pitch

 

Le propriétaire d'une boîte de nuit découvre un trafic de drogue dans son propre établissement. De plus, il se retrouve accusé d'un double meurtre alors qu'il est innocent...


L'occasion de constater encore la palette de Bebel. L'acteur est en légèreté, en fil rouge d'un film qui l'est moins. Le contraste est assez saisissant. Jean-Paul Belmondo est dans la peau d'un homme relativement ratatiné par son passé. La sortie de prison semble pourtant tout de suite rappeler ses rôles d'hommes d'action, de justice. Heureusement, l'impression ne dure pas. Les corrections, les punitions à l'encontre de ceux qui en ont fait un taulard malgré lui, maintiennent ce côté justicier certes, mais chaque flash, chaque retour dans le passé orchestré par Verneuil, permet de revisiter Belmondo sous un angle qui se fera assez rare par la suite dans la décennie 80 -il incarnera en effet un homme de justice officiel plusieurs fois, flic on va résumer-.

 

Bernard Blier est comme un poisson dans l'eau. Après Henri Verneuil, Alain Corneau lui demandera d'ailleurs de resservir le couvert, celui du vice, dans Série Noire trois ans plus tard. Apparaissant peu, Blier est l'incarnation de l'ennemi typique de polar. Le Corps de mon ennemi est d'humeur très narrative pour un long-métrage de...cinéma. Marie-France Pisier -hélas disparue récemment-, est en quelque sorte cette fraise tagada qu'un maître-chocolatier placerait sur les pourtours de son gâteau : elle inspire en effet, par le calme de sa voix et la distance que sa beauté semble entretenir, tous les qualificatifs utilisés habituellement pour complimenter une création culinaire. Et ce, jusque dans la couleur de son rouge-à-lèvres ou son serre-tête Dans le documentaire biographique honorant Belmondo, diffusé lors de ce festival de Cannes 2011, cette actrice était bien présentée parmi ces femmes qui ont croisé le parcours filmographique de Bebel. Mais l'essentiel dans ce documentaire signé d'un ancien employé de Mc Donald's par comme les autres -un documentariste se révélant très doué-, c'est ce Belmondo, cet acteur comme pas un, qui y apparaît comme aussi humble hors-champs, qu'il en impose sur les plateaux de tournage. Jusqu'à impressionner le maître mondial des cascades : Rémy Julienne. Parce qu'il faut revoir pas seulement Le Corps de mon ennemi, mais par exemple un certain Le Marginal avec le cascades de Bebel en hélicoptère, avion, etc. La décennie 80 arrivera pour Belmondo, après avoir déjà tourné pour les plus grands, de Verneuil à Melville, ou avec les plus grands, de Gabin à Annie Girardot.



Publié dans : polar/mafia
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Mardi 3 mai 2 03 /05 /Mai 11:16

Carlotta Films Ah ! Cet humour anglais ! Tantôt drôle, tantôt ennuyeux, Monthy Python sacré Graal reste un phénomène cinématographique. Ces chevaliers qui montent...à pieds, cette vache qui sert de boulet de canon. Hot Shots ne fera pas mieux avec...ses poulets tirés à l'arc par Charlie Sheen.


               Pitch

Le roi Arthur et les Chevaliers de la Table Ronde se lancent à la conquête du Graal, chevauchant de fantomatiques montures dans un bruitage de noix de coco cognées. La petite troupe va devoir passer mille épreuves, dont un chevalier à trois têtes, des jouvencelles en chaleur, voire même un terrible lapin tueur.


Après un générique de début lourdingue à souhait, sensé amuser la galerie avec des montages visuels et des sous-titres d'humour...anglais, le film fait assez fort. Et ce, pendant une bonne demi-heure. Ce Roi des anglais se retrouve au prise avec l'ignorance totale de ses sujets, rencontrés ci et là dans les arrières-pays d' Bretagne. Entre ce château imprenable -Camelot-, dont les gardes sont impitoyables en langage fourchu et tordu (en clair : ce sont les Français qui sont vulgaires), ce vieillard qui est pris pour un mort en période de grande épidémie ou ces animaux jetés vivants du haut des remparts comme on jetterait de l'huile bouillante sur son ennemi assiégeant, Monthy Python Sacré Graal crève l'écran. Une façon de monter les images très adroite -on retrouvera une patte Gilliam dans Brazil- : comme ce chat évidemment faux qui se fait écraser le temps d'une demi-seconde de film...et non une seconde -qui aurait donné une image beaucoup moins drôle auprès de la gente féminine évidemment, bien que nous soyons en l'an de grâce 93 au carré après J-C., en une époque où toutes les ignominies étaient autorisées, d'après ce que nous relaie le cinéma sur le Moyen-Âge...alors que, que nenni : les moyenâgeux étaient davantage propres qu'un Louis XIV s'esquissant de Versailles pour aller faire ses besoins dans le beau jardin ou mieux, lorsqu'il pissait à même les rideaux quand la paresse le prenait au corps, enfin bref-.

Carlotta Films Passé ce chevalier noir cependant -indécrottable quand il s'agit de se battre même quand il n'a plus de jambes ni de bras-, on dirait tomber dans une succession alambiquée de portraits. Chacun des chevaliers servant, de la dite Table Ronde d'Arthur, subit son lot de facéties. La mollesse s'empare alors de l'œuvre rutilante d'idioties sympathiques jusque-là, et il faut attendre le fin mot de tout cela pour se dire que Terry Gilliam a fait des miracles. La France, dans Kaamelott, est par comparaison, sur un registre similaire de "diablerie sans nom" concernant cet épisode légendaire moyenâgeux, mais avec davantage de "parler" que d'humour burlesque. A savoir si maintenant le projet de long-métrage, adaptant la série française en salles obscures, aura le bon bon goût de mixer gags burlesques et langage humoristique...ou pas. Tout commencera-t-il donc aux alentours exacts de 93 au carré après J-C. par exemple ? Dans ce cas, vive un énième sabordage bien français cette fois-ci...de la légende celtique voire druidique de la Table Ronde !! Cela aura lieu en l'an 8649 prochain, vite préparons-nous pour le "nouveau monde" promis par Merlin l'enchanteur.


 



Publié dans : comédie
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Dimanche 17 avril 7 17 /04 /Avr 10:34

 

Une comédie intelligente. Quand on ne sourit pas, au moins on reste captivé. Un cinéma novateur dans sa confusion « au poil », des genres.


Pitch

Votre fille sort avec un sale type ? Votre sœur s'est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd'hui, il existe une solution radicale, elle s'appelle Alex. Son métier : briseur de couple professionnel. Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit ami en ex. Mais Alex a une éthique, il ne s'attaque qu'aux couples dont la femme est malheureuse. Alors pourquoi accepter de briser un couple épanoui de riches trentenaires qui se marie dans une semaine ?

 

Vanessa Paradis et Romain Duris. Universal Pictures International France Ça souffle la romance jusque dans le moindre plan image servant habituellement, grâce à un balcon sur l'océan, à surjouer le sentiment. Le film repose en effet sur une mise en scène ne cherchant pas le clinquant et s'adosse entièrement sur la performance de Romain Duris et Vanessa Paradis. Exemplaire que cette Vanessa Paradis ! Polyvalent dans la comédie comme dans le sérieux, que ce Romain Duris ! L'Arnacoeur entremêle avec intelligence des instants sophistiqués de suspense avec des moments naturels de pauses romantiques. A y suivre de plus près, le montage constitue la source d'un certain dépaysement, et en même temps d'un pouvoir d'identification offert aux spectateurs. Elle, lui, sans oublier les autres -seconds rôles : Julie Ferrier, François Damiens-, ne se consomment pas comme des personnages le temps d'une heure trente mais marquent de leur empreinte un film original. Un film autonome qui mérite son succès, un cinéma novateur dans sa confusion « au poil », des genres. Un coup de poker bien amené, pour Pascal Chaumeil !

 



Publié dans : comédie
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Samedi 2 avril 6 02 /04 /Avr 16:12

 

 

Affiche américaine. GreeneStreet FilmsLe gore est une minutie d'artiste-compositeur. Ryuhei Kitamura marche sur ce fil avec talent. Son dénouement final élargit son registre horreur/épouvante, à des voies science-fictionnelles activatrices de nouvelles sensations. Mais si Kitamura pouvait se recentrer à l'avenir sur le registre du psychologique, il se couvrirait de gloire sans doute. Il semble en effet que ce réalisateur soit capable d'apporter une esthétique et un rythme, à une école japonaise classique qui en souffre. Il faudra sans doute pour ce faire, qu'il arrête tout de suite sa « nouvelle carrière américaine », débutée avec...Midnight meat train. Les producteurs américains hantent quelque peu Midnight, mais Kitamura s'est dépatouillé d'eux avec brio. Il faut le noter.

               Pitch

Leon Kaufman a révélé son talent de photographe à travers des clichés hautement provocants. Décidé à créer l'événement pour sa prochaine exposition, il est prêt à aller encore plus loin dans l'exploration des aspects les plus sombres de l'humanité. Lancé dans une quête obsessionnelle des pires aspects de l'homme, Leon s'intéresse à un tueur en série, Mahogany, qui traque les banlieusards prenant les derniers métros pour rentrer chez eux, avant de les tuer avec une sauvagerie inimaginable. La fascination de Leon pour Mahogany va le conduire de plus en plus loin dans les méandres du métro, au cœur même du mal. Sans le vouloir, il va entraîner Maya, sa petite amie, avec lui. Chaque ticket est peut-être un aller simple vers la mort...

Vinnie Jones. Metropolitan FilmExport Prix du Public et Prix du Jury SyFy Universal à Gérardmer en 2009, Midnight meat train (traduisez par « le convoi de viande de minuit ») dispose de bien des atouts. Le héros nous fait entrer dans l'univers comme témoin ; le gore est calculé et maîtrisé et non une juxtaposition clippée de scénettes ; le scénario est travaillé ; la photographie du film permet une ambiance bleuâtre anxiogène et esthétique à la fois ; le genre SF vient compléter le fantastique et l'horreur sans noyer ces deux genres ; Vinnie Jones correspond tout à fait en terme de choix d'acteur. Sur un plan général, le personnage de photographe est judicieux : il y a toute une psychologie possible autour de la réalité captée, de l'œil qui fige une réalité, et de cette réalité qui rattrape cet œil. Cette psychologie reste toutefois modeste, la limite de Ryuhei Kitamura semble bien-là. Bien moins psychologique que chez la nouvelle école espagnole, moins psychotique que l'école japonaise classique, Midnight meat train essaie de s'immiscer dans un entre-deux.

Vinnie Jones. Metropolitan FilmExport Le psychotique tient entièrement à ce personnage de photographe, le témoin parfait du coup. Malgré ses clichés, il n'est pas à l'abri de passer pour fou. Un personnage assez idéal pour que le spectateur y trouve la personne à laquelle s'identifier, se raccrocher, en laquelle croire. Le psychologique est « très moderne » et en même temps bien innocent à côté d'un Fenêtre sur Cour, dont le registre cinématographique n'a rien à voir, mais dont la psychologie est un fond et une forme à la fois. Laissons à Hitchcock ce qui appartient à Alfred ! Quant à la question du gore, elle se révèle non plus une fin en soi mais un levier. Le cru est un levier pour intensifier par exemple le rattachement au personnage principal, photographe et témoin esseulé. Un procédé qui ne se prive pas d'isoler le spectateur en même temps. Le Convoi de Viande de minuit n'impose pas ce gore, il s'en sert comme moteur : la raison de ce choix est cachée par le scénario et se révèle à vous au dénouement final. Dans l'ensemble, le gore est une minutie d'artiste-compositeur. Ryuhei Kitamura marche sur ce fil avec talent. Son dénouement final élargit son registre horreur/épouvante, à des voies science-fictionnelles activatrices de nouvelles sensations. Mais si Kitamura pouvait s'attaquer désormais à de l'épouvante psychologique pure, ce serait pas de refus. Il semble en effet que ce réalisateur soit capable d'apporter une esthétique et un rythme, à une école japonaise classique qui en souffre.



Publié dans : guerre/action/horreur
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